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Tout savoir sur la santé des lapins

Tout éleveur se doit de connaître l’essentiel sur la santé des lapins afin de savoir quoi faire lorsqu’une maladie apparaîtra. L’erreur que beaucoup de personnes commettent, c’est qu’ils ne cherchent pas à avoir les vraies informations et se lancent dans la cuniculture à l’aveuglette.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de la santé des lapins. Les choses essentielles que vous devez savoir dans le domaine pour agir au bon moment. Prenez ceci comme un guide.

élevage des lapins tout en minimisant les pertes

Quoi savoir sur la santé des lapins ?

Placé dans de mauvaises conditions, un lapin en bonne santé peut devenir faible et malade. L’influence de ces conditions peut être résumée par la formule suivante :

Lapin en bonne santé + Stress + Germe pathogène = Lapin malade

Par conséquent, l’éleveur doit veiller à ce que les lapins sains ne soient soumis à aucun stress et que leur environnement contienne le moins possible de germes pathogènes.

Par ailleurs, le lapin sain est toujours un lapin bien nourri, ce qui suppose :

  • Un régime alimentaire équilibré ;
  • Le respect des recommandations relatives à l’alimentation énoncées dans notre livre le cuniculteur Africain.

Un lapin en bonne santé présente les caractéristiques suivantes :

  • Il mange; boit normalement ; est vif, éveillé, curieux et fait sa toilette ;
  • Son poil est brillant, doux et propre, surtout sur les pattes avant et autour de l’anus ;
  • Ses yeux sont propres et brillants, sans écoulement ;
  • Ses narines sont dégagées et ne coulent pas ;
  • Sa température est normale, de 37 à 39°C ;
  • Il respire normalement et silencieusement, de 40 à 65 fois par minute ;
  • La caecotrophie est normale, pas de crottes molles par terre ( en savoir plus sur la caecotrophie dans ce livre Les astuces anti-diarrhéiques chez le lapin) ;
  • Son poids est croissant ou, pour un adulte, constant.

Les facteurs favorisant la maladie chez le lapin sont :

  • Le manque d’eau ;
  • Un régime alimentaire déséquilibré et pauvre en énergie, protéines, minéraux ou vitamines ;
  • Le manque d’eau ;
  • Le manque de nourriture ;
  • L’injection d’aliments toxiques ou vénéneux ;
  • Une alimentation basée exclusivement sur des produits riches en fibres, cause de ballonnement ;
  • L’injection d’aliments défraîchis ou souillés, source de diarrhée ;
  • Le manque de propreté et de ventilation du clapier, qui favorise la propagation des germes pathogènes.

Les signes de mauvaise santé sont l’opposé de la liste plus haut : le lapin ne mange pas, il perd du poids, il est sujet aux diarrhées, ses yeux ou ses oreilles coulent, sa respiration est bruyante, son poil est rêche d’aspect, des crottes molles jonchent le sol du clapier. Trompé par la fourrure du lapin, l’éleveur peut ne pas remarquer une perte de poids s’il ne pèse pas l’animal. A défaut, il peut le palper pour vérifier son état de santé : en passant régulièrement la main sur les côtes et la colonne vertébrale, il peut détecter des changements dans l’état de santé du lapin, signes d’un éventuel problème de sous-alimentation ou de santé.

Certains lapins semblent mieux résister que d’autres : ils restent sains alors que leurs congénères souffrent de vomissements et de problèmes de santé. Ce sont, de toute évidence, des sujets qui doivent être retenus pour la reproduction.

Le stress

Le stress désigne toute épreuve infligée à l’un ou l’autre des systèmes du lapin, comme le système de régulation thermique, l’appareil digestif ou le mode normal de comportement. La gestation, la mise bas, la lactation, le sevrage et l’accouplement sont les périodes de stress naturel et inévitable. L’éleveur doit tenter de limiter au maximum toute autre forme de stress.

Ces autres formes de stress peuvent être favorisées par de multiples facteurs, mais le risque d’occurrence est réduit par :

  • Une bonne conception du clapier (bien détaillé dans le module 2 de notre formation) ;
  • Un emplacement adéquat ;
  • Une gestion routinière visant à éviter le stress thermique ;
  • Un nombre raisonnable de lapins par clapier ;
  • L’exclusion des chiens, serpents et visiteurs bruyants ;
  • Un régime alimentaire adapté et bien équilibré ;
  • Une bonne gestion générale veillant en particulier à ce que le plancher reste propre et sec et que la litière soit abondante.

Les germes pathogènes

Il existe plusieurs façons de garder le lapin à l’abri des germes pathogènes, et de limiter la concentration de ces germes :

  • Prévoir un plan de clapier qui assure une bonne ventilation, sans courants d’air, et qui permet l’évacuation des déjections et de l’urine ;
  • Construire les clapiers avec du bois neuf pu des matériaux qui n’ont pas encore été utilisés dans des clapiers ;
  • Nettoyer et désinfecter complètement et régulièrement les clapiers pour éliminer tout germe pathogène éventuel ;
  • Acheter des lapins auprès de cuniculteurs dont l’élevage est sain ;
  • Mettre en quarantaine pendant deux semaines des lapins qui viennent d’être achetés et les examiner régulièrement afin de détecter d’éventuels signes de maladie ;
  • Ne donner que de l’eau et de la nourriture propres et fraîches ;
  • Isoler les animaux malades ;
  • Ne pas mélanger inutilement des lapins (attention en cas de partage de mâles avec d’autres éleveurs) ;
  • Nettoyer complètement le clapier où un lapin est mort, avant de le réutiliser ;
  • Mettre en attente les clapiers après le nettoyage : ne pas les utiliser pendant deux ou trois semaines.

Le nettoyage et la désinfection du clapier

Le nettoyage et la désinfection du clapier permettent à l’éleveur de lutter contre les germes pathogènes avant que le lapin n’en soit victime. Ces deux opérations doivent comporter les étapes suivantes :

  • Racler toutes les déjections et autres déchets ;
  • Laver à l’eau chaude savonneuse ;
  • Sécher au soleil ;
  • Laver avec une solution désinfectante, suivant les recommandations du vétérinaire ;
  • Sécher au soleil en retournant régulièrement la cage pour l’exposer, si possible, intégralement au soleil ;
  • Mettre le clapier en attente pendant deux à trois semaines avant de le réutiliser.

Chaque étape à son importance. Le séchage au soleil permet de désinfecter la cage sans frais grâce aux rayons ultraviolets.

Mouzzil Abdel AMINOU

Les principales affections et maladies

L’application des mesures recommandées ci-dessus permet de réduire les risques d’apparition d’affections et de maladies, sans pour autant les supprimer. Un lapin sain résiste à la plupart des germes pathogènes, mais pas à tous. N’importe quel éleveur expérimenté peut vous confirmer que le lapin est un animal fragile. Le taux global de mortalité atteint souvent 10 ou 20%. Il faut donc accorder la priorité absolue à la prévention, ainsi qu’à la reconnaissance précoce des signes de maladie.

Nous reprenons ci-dessous quelques-unes des principales affections et maladies courantes en région tropicale, ainsi que leurs symptômes. Les organismes favorisants sont :

  • Les parasites internes ;
  • Les parasites externes ;
  • Les bactéries ;
  • Les virus.

En outre, d’autres causes non spécifiques peuvent être à l’origine d’une maladie. Par exemple, une plaie ouverte ou une écorchure due à un bord tranchant ou blessant dans le clapier peut être un point d’entrée pour des germes pathogènes.

A l’apparition de problèmes ou maladies graves, mieux vaut contacter un vétérinaire.

La coccidiose

Les coccidies sont les parasites internes les plus répandus chez le lapin. Une variété de coccidies attaque l’épithélium des voies biliaires et provoque la coccidiose hépatique, reconnaissable à l’autopsie par la présence de nodules blanchâtres à la surface du foie. La plupart des espèces de coccidies attaquent l’épithélium intestinal et entraînent l’inappétence et une certaine asthénie. Ces symptômes sont suivis d’une forte diarrhée qui conduit à la déshydratation et à la mort rapide. La diarrhée peut être sanguinolente (d’amples information sur la diarrhée dans ce livre Les astuces anti-diarrhéiques chez le lapin).

Les coccidies sont présentes dans l’intestin de tout animal, même sain, sans provoquer d’effet nuisible apparent, mais dès l’apparition d’un stress (sevrage ou mauvais temps), elles se multiplient rapidement. La diarrhée ainsi provoquée souille la fourrure autour de la région anale. Sans intervention de l’éleveur, les mouches déposent leurs œufs dans l’enchevêtrement de poils et les asticots qui s’y développent se nourrissent alors de la chair du lapin, causant immanquablement la mort de ce dernier. Pour savoir comment lutter de façon naturelle contre la diarrhée des lapins, c’est dans ce livre Les astuces anti-diarrhéiques chez le lapin

Les jeunes lapins sont le plus souvent affectés par la coccidiose juste après le sevrage. Cette maladie se répand très vite et la mortalité qui en résulte est souvent très élevée. Les lapins plus âgés peuvent présenter des coccidioses chroniques qui sont à l’origine d’une asthénie et d’un retard de croissance.

Des coccidiostatiques peuvent être ajoutés à l’eau offerte aux lapins, dans un but préventif ou curatif. La propreté du clapier est une mesure préventive indispensable ; un sol grillagé qui laisse passer les déjections permet d’obtenir un état sanitaire suffisant pour limiter les risques d’apparition de la maladie.

Les coccidies ne sont pas les seuls organismes à causer la diarrhée. Une alimentation irrégulière et trop chargée en aliments humides et défraîchis constitue une des nombreuses autres causes.

Aux premiers signes de diarrhée, le lapin ne doit recevoir que du fourrage sec et de l’eau fraîche et propre. Tout savoir sur la diarrhée dans ce livre Les astuces anti-diarrhéiques chez le lapin

La gale des oreilles et de la peau

Des parasites externes, tels que les acariens, peuvent provoquer diverses affections de la peau et des oreilles. Chez un lapin atteint de gale des oreilles (gale auriculaire), l’intégralité du conduit auditif peut être couvert de croûtes. A défaut de traitement, ces croûtes s’étendent sur toute la tête.

Il faut examiner régulièrement les lapins, spécialement au niveau des oreilles, pour détecter la présence éventuelle de gale ou de plaies cutanées. Un animal atteint de gale auriculaire secoue très souvent la tête.

La gale causée par des acariens peut être facilement traitée au moyen de gouttes ou de crèmes acaricides, produits généralement assez coûteux. Lire cet article pour en savoir plus sur le traitement des gales Comment traiter définitivement la gale dans votre cheptel cunicole?

Gale chez le lapin

Le coryza

Le coryza est une maladie bactérienne de voies respiratoires comparable au rhume de l’homme. L’apparition de cette maladie est favorisée par la mauvaise ventilation ou la surpopulation du clapier, ou par la présence d’une grande quantité d’ammoniac due à l’accumulation d’urine. L’ammoniac irrite l’épithélium des voies respiratoires et le rend plus fragile aux attaques des germes pathogènes. Cette maladie est très contagieuse.

Les symptômes sont des éternuements, une respiration bruyante, un écoulement nasal, des poils mouillés et emmêlés autour de la face et à l’intérieur des pattes avant, que le lapin utilise pour se frotter le nez et la face. Les individus atteints doivent être isolés. Un traitement à base d’antibiotiques peut être efficace, mais l’issue de la maladie est souvent mortelle et, chez le lapin qui survit, l’affection réapparaît dès qu’un nouveau stress se manifeste.

Coryza chez les lapins

La mammite

La mammite est une affection bactérienne des lapines allaitantes, qui survient généralement quelques jours après la mise bas. Les mamelles s’infectent, rougissent et apparaissent enflées et très chaudes au toucher ; la sécrétion de lait est fortement diminuée. La mammite tend malheureusement à atteindre les meilleures femelles. Le temps que l’éleveur se rende compte de la situation, il est souvent trop tard ; les petits ne peuvent plus être sauvés et meurent d’inanition.

S’ils survivent, ils peuvent être nourris artificiellement de lait de vache épaissi avec un peu de jaune d’œuf, qu’on peut introduire précautionneusement dans la bouche avec une seringue sans aiguille. Le risque de voir du lait pénétrer dans les poumons du lapereau, causant sa mort par pneumonie par inhalation est élevé ; il est en fait très difficile de nourrir un lapin artificiellement.

Les lapereaux d’une mère atteinte de mammite ne peuvent pas être adoptés par une autre mère, en raison du risque de propagation de la maladie.

Comme les lapines atteintes ont de fortes chances de souffrir à nouveau de mammite à la lactation suivante, elles doivent, si possible, être réformées dès la première apparition du mal. La propreté du clapier est une mesure préventive essentielle.

Mammite chez la lapine

L’inflammation des yeux

Des aliments poussiéreux ou des substances irritantes pour les yeux peuvent provoquer une inflammation bactérienne, entraînant une sécrétion aqueuse et purulente. En cas d’apparition de la maladie, il faut laver les yeux et les traiter avec un onguent, des gouttes ou de la poudre antibiotiques.

La myxomatose

La myxomatose est une maladie virale. Parmi les symptômes, signalons le gonflement des paupières ainsi que des convulsions. Cette maladie se propage rapidement, et est généralement transmise par des puces. Aucun traitement n’existe et la mort est l’issue la plus fréquente. Les lapins peuvent être vaccinés contre la maladie si elle sévit dans la région. Des cas de myxomatose n’ont été enregistrés que dans quelques pays tropicaux, mais cette maladie représente une grande menace partout dans le monde.

La maladie hémorragique virale (épizootique)

Cette maladie est également causée par un virus. Depuis quelques années, elle est devenue une menace sérieuse pour les grandes unités de production cunicole dans toutes les régions du globe. Le taux de mortalité peut atteindre 80 à 90%. La maladie est très contagieuse et un animal peut mourir après n’avoir présenté que quelques symptômes, voire aucun. L’autopsie révèle généralement des hémorragies internes et externes, ainsi que des lésions au foie. Cette maladie est encore mal connue ; diverses formes pourraient exister. Il semble qu’elle soit causée par un complexe viral contre lequel il est difficile de vacciner tout un élevage.

Pour le moment, cette maladie ne représente pas une menace pour les petits élevages isolés dans des pays où relativement peu de lapins sont élevés. La meilleure prophylaxie consiste à mettre en quarantaine les lapins récemment achetés, le temps de vérifier qu’ils ne sont pas atteints ni de cette maladie, ni d’aucune autre.

La cœnurose

Les effets de cette maladie sont impressionnants mais, heureusement, les cas sont très rares. Le lapin atteint, tourne continuellement en rond dans son clapier et crie parfois.

Après quelques minutes, il est paralysé et meurt généralement dans les 24 ou 48 heures.

La maladie est causée par le kyste formé par le cestode du chien. Le lapin ingère des fragments de ce ver en mangeant des herbes souillées par des déjections canines. La larve qui se développe dans le corps du lapin progresse vers son cerveau, où elle se fixe et forme un kyste. C’est ce kyste cérébral qui est à l’origine des symptômes impressionnants décrits plus haut.

De nombreuses larves forment des kystes dans le tissu musculaire, mais ceux-ci n’ont généralement aucune influence sur la santé du lapin.

Il n’existe aucun traitement. Il faut veiller à ne pas fournir aux lapins des herbes souillées par des déjections canines.

Les maux de pattes

Les maux de pattes sont causés par l’infection bactérienne de plaies aux pattes, elles-mêmes dues aux irrégularités du plancher, en particulier quand il s’agit de grillages ou de fil très fin. Le traitement consiste à nettoyer les plaies, les laisser sécher et les traiter à l’onguent antibiotique, et ensuite à veiller à corriger le facteur à l’origine de la plaie. 

Le proverbe « mieux vaut prévenir que guérir » s’applique. On ne peut mieux au lapin ! C’est particulièrement vrai pour les petites unités rurales de production : ou bien les médicaments ne sont pas disponibles, ou bien ils le sont à un coût supérieur à la valeur du lapin. Dans ce cas, il est conseillé de réformer les lapins contaminés qui n’ont aucune chance de survivre et de les enterrer dans un endroit adéquat.

Voici de façon ramassée, ce que tout cuniculteur doit savoir à propos de la santé du lapin et j’espère que cela vous apportera un grand plus dans votre cheptel cunicole.

Pour la formation dont je vous parlais dans l’article, c’est sur ce lien si vous êtes intéressé : Rentabiliser sa production cunicole en 09 mois Prenez le aujourd’hui à juste 10000CFA.

Pour le livre qui vous permettra de gérer la diarrhée dans votre cheptel, c’est ici : Les astuces anti-diarrhéiques chez le lapin prenez le aujourd’hui avec juste 5000 CFA

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Cunicolement votre !!!

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Kyvine AKEREBOUROU, un jeune entrepreneur dans la promotion de la viande d’escargot frais

Kyvine AKEREBOUROU

Vu le nombre croissant de diplômés sans emploi qu’il y a de nos jours, la majorité des jeunes se sont dirigés dans l’entreprenariat. Au lieu de suivre leurs aînés, qui, passent leur temps à déposer des demandes d’emplois, ces jeunes ont préféré identifier leur passion et d’entreprendre dans cette dernière.

C’est le cas par exemple de ce jeune entrepreneur, également une de mes connaissances qui a choisi entreprendre en héliciculture (élevage des escargots).

Élevage des escargots

Il se nomme Kyvine AKEREBOUROU, Promoteur de l’entreprise Escargot Frais Distribution (EFD), une entreprise spécialisée dans la commercialisation des Escargots frais en emballage.

D’où lui est venu cette idée ?

Kyvine, comme tout le monde, avait fait des études primaires, secondaires et celles universitaires où il a étudié l’Agronomie pour finir avec une licence option machinisme agricole. Déjà tout petit, il développait un amour pour les Escargots. C’était donc un divertissement pour lui d’aller faire le ramassage de ces derniers en saison pluvieuse pour sa consommation personnelle. 

« Mon but en ramassant ses escargots était de les consommer à cause de son goût. J’ignorais que ces derniers avaient d’autres vertus très spéciales autant dans le domaine sanitaire que cosmétique », voici ce qu’il a partagé avec moi lors de notre entretien.

C’est vrai l’escargot, pour certains est une délicatesse mais pour d’autres il n’est pas question d’en consommer pour des raisons culturelles ou religieuses. 

Durant son cursus et selon ses expériences, il a constaté que, nombreuses sont les personnes qui raffolent de ces escargots. Elles attendent donc la saison pluvieuse où il y a de l’abondance afin de les ramasser pour la consommation personnelle et revendent les excédents à ceux qui en raffolent également mais ne se trouve pas être ramasseur d’escargot. Du coup, à force de ramasser, vous êtes d’accord avec moi que la population d’escargot doit considérablement diminuer surtout avec les activités humaines telles que la déforestation, l’utilisation de pesticides, l’agriculture sur brulis et surtout le ramassage d’escargot immatures. Ainsi, il a jugé bon se lancer dans la production (élevage) et encourager également ceux qui le font déjà afin de protéger et conserver cette importante ressource.

Élevage des escargots

« Tout se passait bien jusqu’au jour où j’ai fait un tour à la direction départementale de l’enseignement primaire et secondaire (O-P) pour le retrait d’un dossier. Une fois là-bas, en pleine conversation avec la secrétaire qui était une connaissance à moi me dit :   » Kyvine ce soir j’ai envie de prendre un bon plat de riz accompagné du jus d’oignon fait avec de l’escargot. Tout simplement j’ai envie de manger de l’escargot, mais quand je pense aux multiples tâches préliminaires avant la cuisson, je désiste car la fatigue en fin de journée ne me le permettra pas« . ». C’est donc en ce moment que Kyvine eut l’idée de proposer à son amie son service qui consisterait à lui livrer de l’escargot déjà décoquillés et nettoyés. 

Il s’est dit, qu’elle ne serait pas seule dans cette situation, qu’il y aurait bien d’autres personnes dans le cas qui aimeraient consommer l’escargot mais n’y pensent pas trop à cause de ces tâches qui paraissent difficiles à accomplir surtout les fonctionnaires. Alors il eut l’idée d’aider ces personnes en installant un réseau de Distribution d’escargot déjà décoquillés, nettoyés pour les consommateurs afin de les épargner de ces tâches et éviter la perte de temps avant la cuisson. Une fois décoquillés ; nettoyés et emballés, ces Escargots seront mis au frais pour conservation d’où le nom : Escargot Frais Distribution (EFD) qui est en train de faire son petit chemin.

Quel est donc son rêve ?

Compte tenu des bienfaits de l’escargot sur le plan sanitaire et cosmétique, le rêve ultime de Kyvine est de devenir le grand distributeur de viandes d’escargots frais au Bénin et dans la sous-région. Selon lui, les bienfaits de la viande d’escargot sont toujours inconnus de la population. Il pense donc faire la promotion de cette viande afin d’amener la population à réaliser les différentes vertus de cette viande. 

Et ce n’est pas fini !!! Il souhaiterait contribuer à la lutte contre le chômage en initiant beaucoup de jeunes comme lui dans l’héliciculture.

Escargots en emballage

Voulez vous savoir d’avantages sur cette viande ? visitez sa page Facebook ici : https://www.facebook.com/escargotfraisdistribution 

WhatsApp : (+229) 66252059

Faites vous accompagner en prenant notre programme d’accompagnement hors prix.

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COMMENT VENDRE DES LAPINS SANS ÊTRE CUNICULTEURS ? (Cuni-business)

Ce que je m’en vais vous donner est une idée de business pour vous permettre de gagner de l’argent. En concrétisant cette idée de business, vous n’allez pas non seulement gagner de l’argent mais rendre service indirectement aux cuniculteurs qui n’ont pas de marché pour leur lapin. 

Le processus est simple : vous essayez de trouver beaucoup de marché pour les lapins. Selon ces marchés, vous essayez de négocier le prix du kg de la viande. En fonction de ce prix, vous discutez avec les producteurs sur le prix auquel vous voulez payer le kilo chez ces derniers, tout en faisant en compte que vous ayez un quota sur chaque kg vendu à votre marché. 

Là vous êtes en train de faire de la Cuni-business. Vous vendez des lapins sans les produire. Un simple exemple pour illustrer un peu ce que je viens de dire. 

Vous avez déniché un marché pour les viandes de lapins où l’on vend le kg de la viande à 2900 CFA. Vous allez vers les cuniculteurs pour discuter du prix auquel ils peuvent vous laisser le kg et vous vous êtes convenus sur 2600 CFA. Là vous êtes en train de gagner 300 CFA par kg vendu au restaurant. 

Vous prenez chez un cuniculteur 20 kg de viandes de lapin au prix de 52000 CFA. Vous revendez cela au restaurant au prix de 58000 CFA. Ce qui vous fait gagner 6000 CFA sans être un cuniculteur. WOW !!! Quel business rentable ? 

Chers cuniculteurs, ne vous fâchez pas inh pour cette idée de business mais je crois qu’au lieu de vous fâcher, sachez que le Cuni-businessman a tout fait à votre place en cherchant un marché pour vos produits. 

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